Vous ne trouvez pas ?

Quoi ?

Le Père Noël, c’est comme un poisson d’avril, non ? Mais, sans les arrêtes !

Gipeurien, ça veut dire quoi, cette plaisanterie douteuse ?

Mon cher Hon’Sépa, réfléchissez un instant. Le 1er avril, on essaie de vous faire croire un truc totalement farfelu et, du coup, vous vous posez des questions sur la véracité de la chose, jusqu’à ce que votre interlocuteur vous lance  en rigolant un : « Poisson d’avril !!! », retentissant. Alors, vous vous trouvez si bête que vous pourriez en devenir méchant …

D’accord, mais, en l’occurrence, vous démontrez quoi ?

C’est pour dire que le Père Noël, c’est pareil, puisqu’il n’existe pas…

Bon. On va reprendre à zéro. Vous ne pouvez pas dire qu’il n’existe pas. Pour faire vite, il est apparu, de fait, au cours du XIXème siècle.

Oui, mais, dans notre folklore, en tant que légende…

Vous en êtes certain ? Parce que la légende, comme vous l’appelez, s’est confondue avec un personnage bien réel, lui : Nicolas de Myre, né en Turquie, vers 270 et mort en 345, canonisé par le Vatican, quelques siècles plus tard, sous le nom de Saint Nicolas. Or, celui qui, auparavant, distribuait les cadeaux aux enfants sages, n’était autre que ce même Saint Nicolas, tandis que son acolyte, le Père Fouettard, s’occupait des autres, moins nombreux, il va sans dire. La distribution des cadeaux aux enfants, se faisait le 6 décembre, tandis que Noël, depuis une première célébration à Rome en 336, était commémorée le 25. Quand la fête de la Saint Nicolas s’implante aux Etats-Unis avec les Hollandais émigrés, qui l’ont importée sous le nom de SinterKlaas, elle deviendra là-bas, Santa Claus. Puis, Clement Clarke Moore, pasteur new-yorkais, créera, en 1822, un poème intitulé « A Visit From St. Nicholas », avant que, deux illustrateurs, John Tenniel et Thomas Nast, en 1838 et aux alentours de 1850, n’affinent le personnage avec la jovialité, le traîneau, les rennes, etc. La hotte, les cadeaux : la légitimité et l’origine de l’existence du Père Noël, sont donc à ramener à Saint Nicolas. La version moderne du Père Noël est née de cette façon. Vers 1930, au travers d’une campagne de Pub, Coca-Cola renforcera son image dans le monde.

C’est très bien, mais son existence reste virtuelle.

Pour certains…

Non, mais attendez…

Pour les autres et, heureusement, pour la majorité des enfants, l’Histoire leur permet de penser l’inverse, s’ils le veulent. Et, il est, maintenant, mondialement connu. Alors, permettez : pour un Monsieur qui n’existe pas, l’exercice n’est pas mince !

Oh, là, là, comment voulez-vous que je m’y retrouve… Et puis, franchement, vous frôlez la mauvaise foi…

Ben, c’est fait pour… Jefékoa vient de vous faire la démonstration selon laquelle, on peut croire ou ne pas croire au Père Noël ! Par contre, nous nous sommes peut-être un peu éloignés de notre thème du Risque Majeur, vous ne croyez pas ?

C’est Noël, non ?

 

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