Alors, vous en dîtes quoi ?

De quoi ?

Des frappes…

En Chyrie ?

Ne parlez pas la bouche pleine, c’est le b.-a.-ba de la correction, donc de l’éducation, donc de la vie en Société, donc…

Oui, oui, je sais… l’exemple… Vous avez raison… Pardon… en Syrie ?

Évidemment, en Syrie. On ne parle pas des petites frappes, même s’il y en a un paquet qui sont partis pour faire le djihad !

Heu, ce que je pense… Eh bien, c’est à double tranchant !

Mais, encore ?

Il me semble que nous avons bien fait de mener ces raids, parce qu’on ne peut pas laisser faire indéfiniment un dictateur…

Vous voulez dire Assad ?

Bien sûr. Mais d’un autre côté, il peut y avoir internationalisation du conflit, donc une guerre ouverte avec la Russie, l’Iran, la Syrie, plus quelques autres, si ces Pays ou un seul parmi eux, veut répondre par les armes. 

J’ai l’impression que la Russie teste ses partenaires – on peut dire ça, encore ? – occidentaux, pendant que l’Iran ne tient pas trop à se retrouver plus isolé qu’il ne l’est et que le régime syrien, profite de la situation, se trouvant d’une certaine façon, intouchable, caché derrière ses deux grands soutiens...

Et puis, vous savez, on connaît assez bien le système de fonctionnement de la Russie ! Après la chute du mur de Berlin et l’éclatement de l’empire soviétique, la Russie n’a eu de cesse de retrouver petit à petit, une place conséquente dans les décisions internationales. Et l’un de ses dadas, si j’ose dire, c’est de s’en prendre à ses voisins, pour conquérir ou reconquérir des territoires, donc de provoquer. Elle a continué, jusqu’à trouver une place avec le soutien – intéressé, bien sûr – au régime syrien, se foutant pas mal des différentes résolutions de l’Onu et des réactions, il faut bien l’avouer, pitoyables des Pays occidentaux. On en est revenu à une situation de guerre froide, d’autant que la Russie sait parfaitement, jusqu’où ne pas aller !

Ce qui peut signifier ?

Qu’elle n’est pas en situation d’engager un conflit généralisé avec nous, par… disons… insuffisance militaire… Même si elle joue les fiers-à- bras !

Vous croyez ?

Mais souvenez-vous de la crise des missiles de Cuba, en octobre 1962, quand, au moment le plus délicat, l’URSS a dû reculer devant la fermeté américaine. Eh bien, là, nous pourrions tout à fait avoir une situation identique…

Et, cerise sur le gâteau, n’oubliez pas que, dès juin prochain, la terre entière sera tournée vers la Russie, Pays organisateur de la Coupe du Monde de Football !   

Et ça, l’air de rien, c’est une carte pour la Paix…

 

 

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