Post, Pré, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? C’est en hommage à Karine Lemarchand ?

Pas de panique Gipeurien : Post comme Post-émotionnel, Pré comme Prévention.

On a dit dernièrement qu’une réaction Post-émotionnelle était une émanation de la Prévention Risque Majeur. On confirme ?

C’est presque ça. Tout se tient : le Post-émotionnel et sa complice la Prévention sont une émanation de la Culture du Risque. Ce qu’il faut savoir, c’est que le Post-émotionnel, seul, ne serait qu’une réaction brute, alors qu’avec elle, il devient un moment structurant. Voilà pour la confirmation !

Dans ce cas, on peut peut-être apporter quelques judicieuses explications à notre thèse ?

En fait, quand notre fondateur s’est intéressé à la Prévention, depuis un bon moment il était converti à l’idée qu’elle était un atout déterminant dans la résistance au Risque Majeur. Alors, il a eu une prétention : convaincre. Pour cela, il devait faire sa connaissance, en l’examinant, la scrutant, la décortiquant. À partir de là, il pouvait raisonner, avant de proposer…

D’ailleurs, on en a parlé Jefékoa, La Prévention Risque Majeur a ceci de particulier, qu’elle évolue longuement dans le temps, ce qui entraîne un fonctionnement de sa part, un petit peu en dents de scie. On peut l’exprimer de cette façon ?

On peut. Elle démarre de loin, totalement en amont d’une Réalisation de Risque qui peut très bien se produire…

Ou pas ! Ce qui heureusement reste le plus courant…

Oui, mais ce qui nous fait dire régulièrement que le Risque Majeur nous concerne toutes et tous, c’est qu’il se trouve présent partout, sous une forme ou une autre. Donc, il est capital d’en prendre conscience, pour vouloir l’anticiper, s’intéresser de près à ce qu’est la Culture du Risque, à en percevoir la pédagogie qu’elle développe et, accepter ces temps de travail fixés par le rythme du Risque.

Elle semble plutôt avoir un traintrain de vie, non ?

En réalité, elle est un métronome discret. Elle bat le tempo de notre rapport au Risque, même lorsque nous n’y prêtons pas attention. Ce qui, entre autres,  lui permet d’orchestrer deux facettes. Vous trouverez la Prévention Préventive qui par moments, dans la nécessité, sera susceptible de faire la place à la Prévention Préalable. Mais on les a déjà étudiées et présentées. Rappelons seulement que la Préventive est celle du temps long qui installe une conscience, prépare les esprits, structure les comportements. Elle se situe dans un cheminement profond…

Vous n’avez pas oublié quelque chose, Jefékoa, le Post dans le Pré ?

J’y venais : c’est le moment où la Prévention se met en retrait. Moment rare. À chaque fois unique. Inhumain parce qu’il suspend les repères, bouscule les certitudes et impose sa brutalité. Cet indicible est l’espace temps, lieu, volume, occupé par l’événement Réalisation du Risque.

La Prévention parait en échec, dans ce moment. Une impression peut-être !

Elle est un échec si l’individu n’est pas à son écoute. S’il s’est donné la peine de la suivre, elle sait être un soutien irremplaçable. Et elle agit directement sur le champ des conséquences qui donneront naissance au Post. Par contre cette action ne se décrète pas.

Là, vous me voyez plutôt perdu !

Vous allez comprendre : on le voit, c’est une question d’individu. C’est en lui que, patiemment implantée ou en position de pouvoir s’installer, la Prévention va rencontrer l’Émotion, elle-même née de la Réalisation du Risque. Si l’individu le veut, le post-émotionnel prend le relais. Retenez ce postulat, nous y reviendrons.

Euh, dites-moi, Jefékoa, on pourrait peut-être commencer par prendre un temps de compréhension ?

 

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