On verra bien…
On verra bien…
On verra bien quoi ?
Ben, heu... justement, on verra.
Magnifique. Vaste programme ! Et en attendant, on pourrait peut-être savoir de quoi on parle ?
Du Risque Majeur, puisque vous y tenez. Mais enfin, on ne va pas passer notre vie à penser à ce qu’il pourrait arriver. C’est bien de se préparer au pire, simplement, si on le fait en permanence, bonjour le moral et en plus, vous ne faites rien avancer...
Là, il n’a pas complètement tort.
Merci.
J’ai dit : “pas complètement “ !
“On verra bien”. Finalement, l’expression est pratique, on se cache derrière. Elle peut vouloir dire : Oui, ben trop compliqué, je laisse ça aux autres ! Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir maintenant. Ça n’arrivera probablement pas. Si ça arrive, on avisera.
Alors quoi ? On vit avec un casque sur la tête, un extincteur sous le bras et le plan d’évacuation dans la poche ?
Ce “On verra bien” permet aussi de continuer à vivre sans passer son temps à imaginer le pire.
Alors, le problème est résolu...
Le problème, rien du tout. Il est que vous faites du sur place. Et que vous restez totalement vulnérable face au Risque. Voyons : si vous vouliez bien partir sur un raisonnement inversé genre : je sais que je ne sais pas, mais il faut que je sache.
Peut-être oui, oui bien sûr...
Parce que lorsque le Risque Majeur se réalise, le fait de voir ne suffit plus ! Forcément. Et “on avisera” peut devenir soudainement un programme un peu court, comme “ça n’arrivera probablement pas” ! Probablement, ça vous parle ?
Mais entre penser au Risque tout le temps et ne jamais y penser, il doit bien rester un peu de place.
Pour quoi faire ?
Pour ne pas découvrir son existence le jour où il arrive.
