Dites-moi, tout le monde croyait que le changement climatique, c’était pour après-demain. Les incendies : quelle claque ! Quels drames…
Ça vous laisse sans voix, tant cela vous saisit, vous meurtrit.
Tous ces gens dans l’angoisse absolue, ces maisons qui n’en sont plus, ces forêts, ces arbres devenus grands brûlés, autant d’images de direct ou pas, qui peinent, déclenchent l’émotion, tant leur message est inconcevable, quand il n’est pas insoutenable…
Devant de telles images, ce qui me gêne en passant de chaine Tv en chaine Tv et, même par l’imaginaire de la Radio, c’est d’écouter certains intervenants qui, à force de répéter le même discours appris par coeur, ne s’aperçoivent même pas qu’ils finissent par ne plus être entendus…
Déjà, il ya une approche qui leur est propre, c’est que leur écologie mélange “une” action pour la nature et la défense du modeste…
Qui, lui, ne demande rien…
Encore un Gloubi-Boulga qui tombe au final dans la figure imposée de leur savoir-faire. Ce qui veut dire, qu’ils finissent par faire de la Prévention la vitrine de leur propre discours. D’ailleurs, ceci m’amène à une question : pourquoi, malgré cinquante ans de Prévention, tant de messages glissent encore sur nous ?
Un manque de sens peut-être, parce que, sinon, quel mal y a t-il à vouloir imposer la Prévention ? Ne sommes-nous pas, nous mêmes, ardents défenseurs de la Prévention ?
Nous en sommes surtout, promoteurs !
Exact. Et, j’ai une réponse : je reste de plus en plus convaincu que la Prévention ne peut venir et tenir que s’il y a un Avant.
Vous voulez dire quoi, là, Jefékoa ?
Là, je veux dire que la Prévention ne commence pas avec une consigne, quelque chose d’imposé. Elle commence lorsque l’esprit est prêt à l’accueillir. D’où, je le répète, elle ne peut venir et tenir, que s’il y a un Avant. Tenez, chez nous, français, qu’en est-il de la Prévention ?
Et si on se donnait un peu de temps ? Qu’on en reparle posément, dans les semaines et mois qui viennent…
Disons-nous bien une chose : vouloir convaincre trop tôt, c’est souvent convaincre trop tard.
