Dans la première partie, « Savoir apprécier la situation », nos trois compères s’interrogeaient sur notre capacité à évaluer une situation dangereuse et à appeler les secours à bon escient. Aujourd’hui, ils poursuivent leur échange.

Je pense sincèrement que vous êtes dans une démarche utile, à condition que, face à l’incendie qui menace votre habitation, vous ne profitiez pas de l’occasion pour tester vos capacités de pompier solidaire ! Il ne faut surtout pas attendre de vérifier si ses propres connaissances suffisent pour alerter les secours…

Je vous suis sur ce point. Simplement, je…

En revanche, je reste persuadé que, si chacun possède une bonne préparation mentale, pratique et théorique face au Risque, il se donne davantage de possibilités de prendre les bonnes décisions, de se protéger et de faciliter le travail des secours…

Ah, voilà !

Et ce n’est pas négligeable ! Vous savez comme moi, qu’une population mieux préparée peut limiter certaines situations de mise en danger et permettre aux combattants du feu de consacrer davantage de moyens aux interventions qui exigent leurs compétences.

Et d’ailleurs, quand les représentants des pompiers demandent des moyens supplémentaires, il me semble que les moyens commencent aussi à notre niveau. En possédant les connaissances, en ayant participé à des exercices, en ayant étudié le terrain, en s’étant renseigné, formé…

Ça, c’est très personnel !

Si chacun peut prendre en charge ce qui relève de sa propre préparation et de sa sécurité, sans se substituer aux professionnels, les secours peuvent se consacrer davantage aux actions qui leur sont spécifiques.

C’est vrai que l’histoire des moyens…

Moi, je ne comprends carrément pas qu’en ce moment tous se retournent vers l’État pour réclamer des moyens. La vache à lait, elle n’a plus d’herbe à se mettre sous la dent, elle ne peut plus fournir…

Bon, on est en train de sérieusement dévier…

Oui, mais cela dit, la question de s’assumer tant qu’on peut le faire, c’est devenu une question cruciale.

Si on ne s’investit pas pour soi, qui le fera ?

Attendez ! Nous devons être clairs : la Culture du Risque ne remplace pas les secours. Elle permet de mieux agir avec eux. Nuance.

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