“Maintenant je sais, je sais qu’on ne sait jamais !”

1974 Jefékoa, il va falloir décrocher. Belle chanson de Gabin, mais elle date !

Et vous, justement, Hon’Sépa, qu’est-que vous ne savez pas ?

Où voulez-vous en venir ?

Je ne sais pas ! Ce que je sais, je sais que je le sais, puisque je sais que je le sais, pas besoin d’en savoir plus. Mais, ce que je ne sais pas, je ne sais pas pourquoi je ne le sais pas. Et ça, ce que je ne sais pas, je ne sais pas comment le savoir, parce que je sais que je ne le sais pas. J’essaie de le savoir, pourtant. Et vous savez quoi ? C’est une simple question de savoir.

Allez savoir !

Non, mais, rassurez-moi, c’est un gag ?

Pas du tout. C’est un condensé bien construit par l’ami Gipeurien, de ce que sont, peuvent ou pourraient être des réparties les plus courantes, en tout cas les plus entendues, semble-t-il dans le domaine du Risque Majeur !

C’était ! Parce que, maintenant, permettez-moi de douter. Il y a eu tout de même de nombreuses avancées en matière de Prévention, qui permettent d’éviter ce genre de situations expertes en réflexions diverses, que l’on pouvait relever, il n’y a pas si longtemps, je le reconnais volontiers…

À l’inverse, je reste malheureusement persuadé du contraire. Notons des progrès, certes, mais de là à ne plus croiser de gens émetteurs de ce type d’expressions, non. Voyez les inondations cette année. Toutes les personnes affirmant ne pas savoir qu’elles ont construit ou acheté en zone inondable ?

Question de réponse personnelle défensive ! Difficile à mesurer.

Mais cet exemple rejoint la discussion sur le décalage que nous estimions exister, entre une plutôt bonne coordination de l’expression institutionnelle et une réception quelque peu bancale, de la part des citoyens ! Et puis, il y a ce que l’on a connu, majoritairement autrefois dans les relations Mairies/Préfecture…

Genre quoi ?

Je me souviens de cas d’inondations soudaines lors d’épisodes cévenols – on parle plus largement aujourd’hui d’épisodes méditerranéens – au cours desquels les médias relevaient des contretemps dans les échanges Mairies/Préfecture/Météo-France, parce que certains services municipaux affirmaient ne pas avoir reçu en temps, d’info particulière sur le sujet. Ce qui créait des situations pour le moins délicates… et la danse de la patate chaude !

Soyons humbles avec le savoir en matière de Risque, surtout s’il est Majeur…

Je tourne mon regard vers ce monde. Il est mien… et je ne le savais pas !

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