Méditerranéen – Cévenol. Cévenol – Méditerranéen : c’est le même.

Non…

Si…

Je vous dis qu…

Attendez, on se calme. Vous avez tous les deux raison. Ils sont méditerranéens l’un comme l’autre, le Cévenol étant, si je peux me permettre, une “série spéciale” du méditerranéen…

Alors que l’inverse ne peut pas l’être…

Exactement.

Je ne comprends rien à ce que vous racontez…

J’explique : tous deux sont un phénomène issu de la Méditerranée. Leur différence vient du fait que l’air chaud et humide, dans le cas du Cévenol, va taper dans les Cévennes qui lui font barrage. Mais tout ce petit monde se retrouve sur l’après été, quand la mer encore chaude dégage chaleur et humidité. L’atmosphère se déstabilise et badaboum, les orages sortent de leurs nuages et alors là, bonjour les pluies. Et diluviennes, s’il vous plaît…

Alors, il est intéressant de savoir tout de même que ça commence en septembre et que ça peut durer jusqu’à décembre !

Petite précision également pour le Cévenol : en tapant dans le mur formé par les Cévennes, l’air chaud et humide est obligé de monter…

Ah oui, c’est un grimpeur ?

Il monte, attrape froid = condensation de la vapeur d’eau = que d’eau, que d’eau ! 

Voilà, vous savez tout ! Inutile de vous dire que non seulement le massif est concerné, mais ça déborde également aux alentours.

Cela dit, on prend un air détaché, mais les conséquences peuvent être non seulement épouvantables mais pires, dramatiques. Pensez donc, avec des inondations soudaines et brutales, des crues, des torrents de débris qui se constituent, des éboulements, des glissements de terrain, des chutes d’arbres, autant d’événements insupportables pour ceux qui les vivent…

Comme quoi : mieux vaut bien les connaître. Car donner un nom à un Risque ne signifie pas que l’on sache ce qu’il est et de quoi il est capable.

Combien de personnes entendent les expressions épisode méditerranéen ou épisode cévenol, sans réellement savoir ce qu’elles désignent ?

Vous, vous le savez ?

Tout dépend de la situation météorologique, de la quantité de pluie, de sa durée et de la vulnérabilité des territoires. Ce n’est pas moi qui l’invente. C’est ce que nous rappelle Météo-France !

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