Qu’est-ce qu’ils ont voulu faire, France 2 ? Un Téléthon bis ? Une usine à larmes ? Un énième appel aux dons ?

Une soirée d’info. Qu’est-ce que vous allez encore chercher Gipeurien ? Parfois, vous êtes vraiment le jumeau de Glandu, le concierge jamais content de Le Luron…

Tout de suite cassé et classé…

Non mais, avouez qu’il vous arrive de faire fort ! Cette émission était plutôt équilibrée avec les hommages aux pompiers, le soutien aux victimes, les témoignages prenants, les explications des experts et spécialistes, j’en passe. Non, le problème, c’est que c’est toujours long, avec ses creux mais aussi ses beaux moments. C’est la loi du genre… 

Cela étant, le tout est de savoir ce que chacun peut réellement en tirer, à titre personnel. C’est ce qui nous intéresse ici, la position de l’individu. Mais là, on est dans un traitement classique de l’événement déclencheur. Il amène les questionnements, les réflexions en surface comme en profondeur et, surtout, les engagements pris à chaud du genre : “Ah oui, je vais faire ça !” Quelques semaines plus tard, ils restent, la plupart du temps, lettre morte. Sauf que, dans le cas précis de l’émission, on a élargi le cercle des engagements possibles. On a tout de même une assiette qui part des incendies du Sud-Ouest, pour s’étendre à une interrogation générale sur l’état de la forêt française. C’est beaucoup pour un soir, c’est vrai…

Trop de fumée ne tue pas l’incendie…

J’ai pas compris ?

C’est sûr que les sujets – parce qu’on a dépassé celui du titre – se sont trop accumulés et que, dans ces cas-là, on retient… je ne sais pas trop comment dire… tout et rien, quoi ! J’ai tout de même cet arrière-goût du besoin d’entasser des images, des titres, du texte et toujours du texte, des témoignages, interviews, interrogatoires, bref, c’est toujours un pari osé que de lancer un tel thème, une telle cause, le temps d’une seule soirée et chacun n’y trouve pas forcément son compte…

Vous évitez l’appel aux dons, non ?

Il faudra qu’un jour on se penche sur cette question, qui effectivement – je le dis à titre personnel – me semble devenir quelque peu systématique, donc s’installer durablement…

En plus, c’est parfois limite.

Je ne vais pas vous dire : “surtout au prix du carburant, aujourd’hui”…

Non, vous ne l’avez pas dit !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire