Notre Société a un problème : j’ai la réelle impression que les vocations, que je réunirais sous la bannière d’un service aux autres, subissent un sérieux coup de frein, certaines depuis des lustres, d’autres très peu de temps.

Et auxquelles pensez-vous ?

Depuis des années, les vocations dans l’Église catholique, tout particulièrement, et depuis peu, certaines professions de santé, les métiers de la défense au sens large (militaires, policiers) et, tout aussi grave, surtout plus visibles, les pompiers.

En tout cas, dans les effectifs volontaires…

Mais on tient l’explication ?

Je suppose qu’il y en a plusieurs !

D’abord, un phénomène social : le repli sur soi comme une forme d’auto défense, le refus de l’engagement lourd qui rejoint le refus de se responsabiliser, l’aspect financier. Sur ce point, il faut relever que la compensation financière n’est pas à hauteur de l’engagement, même si l’on parle de bénévolat. Nous sommes tout de même avec des femmes et des hommes qui prennent sur leur temps, qui doivent être disponibles, sitôt appelés pour une intervention et qui, cerise sur le gâteau, mettent souvent leur vie dans la balance !

L’exemple de la Garde nationale, concurrent direct, est frappant. Ils sont réservistes citoyens de l’armée, de la gendarmerie et de la police. Or, les avantages sont différents. Tous, veulent servir leur pays, sont attirés par l’uniforme, mais pour les pompiers, le compte n’y est pas…

Pour une fois, ce n’est pas un problème d’image. Les pompiers sont très bien perçus, ce qui n’est pas, malheureusement, forcément le cas pour les gendarmes et policiers…

À tort…

C’est pourquoi je dis « malheureusement » !

Et puis, pour revenir directement aux explications sur le désamour des jeunes pour la vocation de pompier, je pense qu’un fait nouveau intervient depuis peu. Je veux évoquer le caillassage, dans certains sites trop bien connus, lors de leur arrivée sur le lieu du sinistre. C’est maintenant, un répulseur de première importance…

Comme les attaques au couteau… 

C’est vrai. Autre chose : les demandes d’intervention qui deviennent , en nombre, n’importe quoi, faux appels inclus !

Je ne voudrais pas semer la pagaille, mais je le fais quand même : indemnité du sapeur = 7,60 € de l’heure.

Ah, non, je vous arrête ! Vous avez un métro de retard, mon cher Jefékoa : 7,74 € depuis trois jours !!! 

En plus, ils sont considérés comme fonctionnaires, alors que ce sont des civils qui donnent…

Du verbe « donner », avec tout ce que cela implique !

L’État pourrait peut-être réviser sa position. Ce serait un premier pas pour permettre d’inverser la tendance et pour, déjà, conforter les volontaires dans le bien fondé de leur décision : se mettre et être au service des populations…

 

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