Pas vraiment naturel, pas spécifiquement technologique, par contre, plutôt accidentel, le Risque est-il Majeur, avec la trottinette ? 

Bonne question. Je ne voudrais pas entrer dans une danse de chasse aux sorcières, mais il faut avouer que l’engin sème la zizanie dans nos villes ! D’accord, il simplifie le transport en fluidifiant la circulation, mais, après, quand on a dit ça, on parle accidentologie, on parle pollution…

Quoi, pollution ? 

Oui, pollution… Prenez le nombre de boîtes qui se sont créées pour mettre à disposition ces petites bêtes, en free-floating (en français dans le texte !). Rien que sur Paris, il y en avait une dizaine sur la ligne de départ en 2018. Maintenant, elles vont être réduites à trois. Pourquoi ? Selon une étude Odoxa, 11 % des Parisiens ont déjà utilisé une trottinette électrique, de cette manière. Et, dîtes-vous, qu’au total, 24 % sont prêts à adopter le principe. Uniquement pour les trottinettes électriques ! Idem à Marseille où, plus d’un million de personnes ont essayé ou adopté le système. Là dessus, vous ajoutez, les patinettes, les rollers, les motos à une roue, les gyropodes, les gyroroues, les hoverboards, sans oublier de mentionner, naturellement, les vélos, scooters électriques et autres, vous obtenez un aperçu déjà assez vaste, de ce qui peut vous transporter, individuellement… Alors, j’ai dit pollution : tout ces matériels sont électriques. Qui dit électrique dit pollution, because…

Toujours, en français dans le texte ?

Oh, oh, oh, oh… Parce que… fabrication, production, utilisation, recyclage des batteries. Je n’entre pas dans le détail – j’en serais bien incapable – mais l’empreinte carbone ne se fait pas oublier. On sera loin des dégâts causés par le thermique, mais tout de même…

D’ici que l’on soit au tout électrique…

Oui, on va progresser, mais, pardon, je termine. En terme de pollution, il y en a une très actuelle : c’est celle de l’abandon de nombre de ces engins. Le free-floating, c’est bien gentil, mais le chacun « pour ma gueule », fait que nombre de ces engins finissent sur les trottoirs, dans l’eau – demandez aux services des villes et aux différentes associations ou corps de métiers qui s’occupent de récupérer les restes, ce qu’ils en pensent – à Paris, dans la Seine, dans le Rhône à Lyon, la Garonne, la Gironde, l’Yonne, l’Allier, où vous voulez, dans tous les fleuves et rivières… à Marseille, comme dans toute ville côtière, en bord de mer. 

On revient, comme vous le disiez si joliment autrement, aux incivilités…

Et en tout genre : les utilisateurs, parvenus à leur point d’arrivée, laisse leur matériel sur place, n’importe où en pleine rue et, ceux qui sont exaspérés, soit de se taper dedans sitôt qu’ils marchent, soit, de l’enjamber à chaque pas, le balancent. Tout cela, par incivisme, par manque de législation et le pataquès s’installe ! Le phénomène s’amplifie, les incidents et accidents se multiplient. C’est le GIQ (Grand n’Importe Quoi) !

Il faut bien avouer que l’ jem’enfoutisme, à grosses doses d’égoïsme, est devenu la longue maladie qui ne veut pas dire son nom, de notre Société…

Je vais vous faire une ordonnance : explication, patience, volonté, sourire, matin, midi, soir, de nuit… à renouveler chaque jour, et vous verrez, on finira bien par y arriver !

 

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