Un titre d’article de Presse a attiré mon attention sur internet, mais je n’ai pas pu avoir accès à son contenu…

Hé oui, internet, qu’est-ce que c’est beau quand on connaît la totalité du mode d’emploi… 

Toujours est-il que le sujet portait sur les mots et la violence.

Vous voulez dire, les maux ?

Non, les mots. Il me semble que le fait d’avoir aujourd’hui une connaissance trop souvent limitée – tout est relatif – en nombre de mots de la langue française, appris, entendus, retenus, fait que l’expression perd du terrain dans des situations difficiles.

Malheureusement, pas qu’en situation difficile !

Donc, plus on sait de mots, plus on peut s’exprimer clairement, sans ressasser plein de fois la même chose et, ainsi, dédramatiser, jusqu’à rétablir un dialogue…

Non, mais attendez, quand vous avez à faire face à une situation d’abord délicate, qui devient dangereuse, vous croyez vraiment que le type en face, vous allez le calmer comme ça, avec des mots mis bout à bout, même en bon français ?

Si, dès le départ, deux intervenants – ou plus – engagent une discussion et que tout le monde s’y tient, tout peut parfaitement se passer…

Parce-que vous croyez que c’est aussi simple ? Et un gars qui commence la conversation le couteau à la main, vous faites comment ?

Voyez, vous bondissez déjà ! Non, justement, pas besoin de s’énerver ! Tournez-vous plutôt vers des études de cas, dans lesquels un individu est en position d’agression et qui est abordé par un négociateur. Comment le négociateur va faire baisser la tension ?

Avec des mots !

Exactement. Et, plus vous avez une connaissance des mots, de leur contenu, de leur signification, de leur sens premier ou d’une autre interprétation souvent possible, le tout, en nombre suffisant, vous allez, petit à petit, réussir à calmer le jeu, jusqu’à reprendre la situation en mains. Je ne dis pas que ça marche à tous les coups, mais il faut toujours essayer…

C’est vrai que bien des situations dramatiques ont été désamorcées de cette façon. Par contre, les mots prennent une bonne place dans la réussite de l’opération mais aussi, le comportement, le savoir-faire de l’intervenant…

D’abord, son calme !

Si chacun veut bien réfléchir et s’imaginer en situation, il peut déjà, peut-être, progresser dans ce sens. Je ne dis pas que, demain, tout le monde il va être beau et gentil, mais on peut tenter la chose…  

Ce n’est pas de l’optimisme béat, ça ? 

Pourquoi « béat » ? Moi, je vois un optimisme raisonnable, construit, qui se veut, pragmatique, efficace…

Le bon mot, à sa juste place !

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