Vous pourriez m’aider à répondre à une question ?

Tout dépend du genre, du contenu, de la résonance possible ?

Je me demande si les têtes pensantes de Charlie-Hebdo, dorment sur leurs deux oreilles, non seulement depuis qu’ils ont refait paraître leur dessin de Mahomet, mais surtout, depuis l’attaque du 25 septembre ?

Très franchement, certainement secoués, attristés, mais sereins dans leur prise de décision !

C’est ça, oui, faîtes-nous le coup des dommages collatéraux !

Ce qui me perturbe, dans cette histoire, c’est qu’ils travaillent maintenant, depuis 2015, dans un lieu tenu secret. Alors, moi, je veux bien, mais ça fait un peu genre « déconnons et courage, fuyons ! »…

D’un autre côté, l’idée du « ohé, coucou, on est là ! »…

Non, bien sûr, il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’excès, mais justement : ils ont su se mettre au maximum à l’abri, qu’ils ne sortent pas de leur tanière pour aller agiter l’étendard de l’excitation. Le droit à l’humour, jusqu’au au blasphème, pourquoi pas ? La liberté de la presse, une grande évidence. Je ne remets rien en cause, si ce n’est le concept de provocation inutile. Or, nous sommes en plein dedans…

Mais, où est l’inutile ? Affirmer ses valeurs – ce qu’ils ont fait – c’est inutile ?

Ils ont affirmé et joué à la roulette russe. Il y avait d’autres façons d’affirmer, ils ont perdu. Deux de nos concitoyens aussi, alors qu’eux n’avaient rien demandé à personne ! Je vous l’ai dit et je reprends le terme : pour moi, ce sont des irresponsables. D’ailleurs, à partir de là, j’avoue avoir du mal à comprendre l’irresponsabilité collective qui s’est manifestée depuis. En plus, pour tout vous dire, ce qui me sidère, c’est que cette notion soit remontée jusqu’aux plus hautes instances de l’État…

Vous remarquerez que le Président comme les ministres, n’ont pas fait directement référence à Charlie. Vous concluez un peu vite, tout de même…

À partir du moment où des personnalités éminentes, représentatives de l’État – indirectement, je vous l’accorde – soulignent la prise de position de Charlie, leur implication de responsable politique est engagée. Implication dans quoi ? Dans le Risque, puisque nous parlons bien du risque de réaction au dessin diffusé, risque venant de la part d’islamistes de tout poil, partout dans le monde…

Mais, ils ne parlaient pas du dessin, ils parlaient d’un droit inaliénable…

J’insiste : j’ai du mal à comprendre comment on peut s’exprimer si rapidement et ouvertement sur un fait de provocation, sans, a minima, le désapprouver…

Encore une fois, de quoi parlons-nous ? De la liberté d’expression, dont fait partie le droit à blasphémer…

On parle aussi de vengeance, de haine, de folie meurtrière. C’est faire peu de cas de la vie de nos concitoyens. Il faut bien mesurer l’impact de la réponse. Dans quelques temps, demandez aux deux personnes agressées leur sentiment…

Vous ne pouvez pas vous servir d’elles pour…

Ne vous inquiétez pas, nous ne pouvons pas douter qu’elles resteront fidèles à leur valeurs, quelles qu’elles soient.

Personne n’a le droit de jouer avec la vie des autres ou on leur demande leur avis et on en tient compte. Charlie a joué. En provoquant comme ils l’ont fait, ils n’ont pas voulu que qui que ce soit joue avec leur liberté. Soit. Alors qu’au nom de cette même liberté, ils ne jouent pas avec notre vie !

Ma parole, vous cédez ?

Non, nous estimons simplement, qu’en l’occurrence, le dessin est une arme, puisque notre Pays comme tant d’autres, combat l’islamisme radical. Or, lorsqu’on possède une arme, il faut savoir l’utiliser. Maintenant, à chacun d’écrire la suite…

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