La communication d’aujourd’hui est ainsi faite que, lorsqu’un événement se produit, l’ensemble de la Presse nous inonde de vraie/fausses infos, pendant des jours et des jours et tout d’un coup, plus rien…

Ben oui… ça suit le fil de la Réalisation de Risque. Quand on peut le prévoir – je pense aux cyclones – les journalistes commencent leur travail, en amont. Alors, certains penseront qu’ils font et disent un peu n’importe quoi, au risque d’affoler les foules, parfois pour pas grand chose. Mais la loi du scoop , même non reconnue, joue son rôle… et, à partir du moment où rien n’est prévisible – je veux parler des attentats, des séismes et autres explosions technologiques – la Presse prend le train en marche et je ne suis pas certain pour autant, que tout soit toujours bien maîtrisé en matière déontologique.

Vous êtes un peu dur : les journalistes sérieux, avant de sortir une info, vérifient leur source ! Et ce sont tout de même les plus nombreux…

Non, mais pour revenir au sujet, ce qui me navre le plus, c’est que le coup passé et le contre coup encaissé, plus personne ou presque ne vient s’intéresser à l’après-coup ! Alors, si, ici et là, on va entendre ou voir ou lire de temps à autre, un reportage sur une victime retrouvée, qui aura été touchée lors d’un événement. Mais, le suivi de reconstruction, qu’en est-il ? Aussi bien celle des hommes que des bâtiments, habitations et autres ?

Après un événement lourd, vous avez tout de même des reportages, qui de temps à autre, participent à nous faire éviter l’oubli…

Je vous parle de suivi, sinon permanent, tout au moins, régulier. Pratiquement, presqu’au quotidien que sait-on de ces gens, à peine sortis de la tourmente, qui ont vu la destruction, aussi soudaine qu’entière, arriver sur eux ? Physiquement, psychologiquement, quel comportement ont-ils ? Comment, les entourer, au mieux, même de loin ? Une idée me vient : ne peut-on les mettre en relation avec des personnes, éloignées ou pas encore une fois, avec lesquelles, ils pourraient partager. Évoquer leur ressenti, par téléphone, quand le moral est au plus bas ou pour simplement faire part d’un besoin, demander conseil, envoyer des photos ou vidéos pour faire comprendre mieux ce qu’ils vivent, écrire ce qu’il est trop difficile de dire etc. En fait, avoir un correspondant, un parrain ou marraine, appelez-les comme vous voulez, l’idée étant de savoir qu’un soutien manifeste, permanent est là. Quelqu’un de confiance, qu’ils auront choisi. 

Belle initiative. Peut-être a-t-elle déjà vu le jour. Mais, c’est vrai, qu’une écoute, une affection, un répondant, dans la durée, sans tambours ni trompettes, le principe est séduisant…

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