Dans Le Figaro du 21/04, j’ai lu un papier très intéressant du Général Soubelet, ex-numéro trois de la Gendarmerie, sur ce que j’appellerai, dans une réflexion qui m’est propre, « les coups de boutoir des féodaux ». Je m’explique.

Je vous en prie !

Il est question, vous l’aurez compris, de terrorisme. Chaque attentat ou tentative est un coup porté à notre Démocratie. Chaque agitateur, chaque exécuteur des basses oeuvres, est un épiphénomène qui, par croyance en quelque chose ou simplement, pour faire parler de lui, sème la terreur, sorte d’évacuation de la haine, qu’il aura appris à contenir en lui. Et, à chaque fois, notre peuple ressent une douleur avouée ou inavouée, demeurant incrédule devant tant de barbarie exprimée. Et, à chaque fois – ne nous voilons pas la face – il met un genou à terre, tant la blessure morale est fortement ressentie. Simplement, le temps aidant, il repart, décidé à ignorer ces provocations.

Oui, mais parler de provocation, est faible, non ? Ne pensez-vous pas que nous sommes plutôt dans l’attaque, dans l’atteinte ?

C’est vrai, nous sommes en guerre. Le Général le dit, nos dirigeants l’ont dit et, nous-mêmes, aussi modestement soit-il, nous l’avons exprimé à plusieurs reprises !

Le terme de provocation est ici, à mon sens, plus fort que tout, dans la mesure où il s’attaque à ce qui est représentatif de Liberté. Une Démocratie est synonyme de Souveraineté, de Politique, dans sa plus belle forme d’expression, et doit être, de ce fait, intouchable.

Nous ne pouvons qu’être d’accord, toutefois le démocrate que je suis, se sent, à chaque fois, plus que provoqué.

Et pourtant… la provocation est un appel au combat.  Sur le fond, Monsieur Soubelet dit, en tribune, ce que nous disons, nous, avec autant de conviction, mais à notre échelle, à savoir que nous avons, chacun, un rôle à tenir…

… et que nous n’avons pas tout à attendre des autres…

Absolument. La bataille de l’esprit gère l’attitude. La bataille du courage amène la bonne expression. La bataille du comportement entraîne l’action. Ce qui veut dire, face à une situation : l’esprit me permet d’émettre un choix, m’investir ou m’abstenir. L’attitude m’offre une double expression possible, faire ou regarder faire. L’expression, à terme, me donnera l’envie, la force, d’engager telle ou telle action. Il ne s’agit pas pour autant, de mettre sa vie en danger pour mettre sa vie en danger, non : il s’agit de regarder les faits en face, de façon à pouvoir agir sur les comportements par le regard, la parole, le bon geste…

Cela étant, nous ne pouvons pas tout : le bénévole, l’expert, les administrations, l’État, ont leur place dans le schéma…

Ils l’ont. Et, justement, il serait bien que chacun puisse savoir, qui peut faire quoi ! Se renseigner est déjà, un signe de bonne attitude…

Attention, il y a héros et héros !

Il y a, une femme, un homme qui font du mieux qu’ils peuvent, mais qui font !

 

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