Je ne voudrais pas dire, mais on a eu chaud…

De quoi parlez-vous, Gipeurien ?

Il parle du coup de froid !

Ah ! Monsieur veut faire de l’humour, alors que des gens n’ont plus eu d’électricité pendant des heures et des heures, que d’autres risquent, encore aujourd’hui, la mort à chaque coin de rue, que certains sont bloqués chez eux, qu’un grand nombre a du mal à se ravitailler et j’en passe…

J’avoue la maladresse, mais le fond est de savoir ce que l’on peut vraiment faire pour prévenir ce type de situation ?

Comme toujours, une préparation le plus en amont possible est à envisager. L’aspect organisation n’est sans doute pas le plus difficile, même si je modère immédiatement mes propos, en pensant à l’imagination à déployer pour envisager toute situation possible, selon la fonction, le poste que l’on occupe et la responsabilité qui est la nôtre, dans la chaîne de l’accompagnement. Mais, je crois que le plus dur, comme souvent, est l’aspect psycholologique avec, pour point de départ, ne serait-ce que la prise de conscience de ce qui peut se produire.

Ne sommes-nous pas là, pour, justement sensibiliser les gens et tenter le plus possible de participer au travail sur la prise de conscience ?

Si, bien sûr… Encore faut-il que notre site reçoive un écho suffisant !

Gipeurien, l’optimiste de service ! À chacun d’entre nous, de développer sa connaissance, pour, qu’à terme, il soit reconnu comme étant utile. La prise de conscience demande du temps, de l’expérience. Expérience directe pour celles et ceux qui ont traversé un drame, expérience indirecte pour les nombreux qui y auront assisté ou l’auront suivi, de près ou de loin. L’expérience marque les mémoires.

Dans le cas qui nous occupe – je veux dire le Risque Majeur – la prise de conscience se veut d’abord un état de réflexion, dont nous sommes le principal intéressé. Il faut se persuader que nous sommes le centre et au centre de l’exercice. Et pour cela, en premier lieu, nous avons à tenir compte de ce qu’est et sera notre attitude, qui n’a pas à se composer en fonction des autres, mais uniquement en fonction de soi, à savoir après avoir défini ses objectifs, ses choix, ses décisions. Le Risque Majeur, nous pouvons l’ignorer ou l’affronter. Quelle sera l’attitude à retenir ? Quels objectifs, choix, décisions, vont le mieux répondre à ce que nous pensons, puis voulons pour nous-même ? Sans être égoïste primaire, il faut échapper, au moins un temps, au regard des autres. Le temps de réfléchir juste, vrai. Être réaliste, pragmatique sur une situation et, par voie de conséquence, sur soi. La prise de conscience fait progresser la connaissance de soi.

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