A lire ou relire : Partie 1 : Où est LA solution… / Partie 2 : LA solution ne passerait…

Vous l’avez dit, nous savons que le chiffre de 10 500 Fichés S 14, est le plus souvent avancé. Admettons que le Service Militaire – je sais que vous tenez à cette appellation – soit créé… Au fait, le frein majeur, va être le budget ?

Évidemment, les sous !!! Le poids des mots… le choc des faux maux. Vous savez, on peut se poser la question de savoir ce qu’est une bonne dépense par rapport à une mauvaise pour un État. Quand vous avez un gouvernement qui se targue d’avoir sauver une Entreprise de renom avec 40 M€ sortis des caisses de l’État, pour empêcher 400 emplois d’être déplacés – et non, supprimés – vous pouvez, à juste titre, vous poser la question de savoir s’il va oser avancer l’argument de l’investissement inutile. La renaissance d’un Service Militaire, est-elle à classer dans la case gabegie ?

Si l’on réfléchit un minimum, on peut penser que l’investissement peut permettre, par la suite, de passer, pour un certain nombre d’individus, à côté de frais lourds. Frais de remise en droite ligne du personnage : frais d’enquête de police, frais de procès à rallonge, d’investissement dans la construction de prisons, d’organisation pénitentiaire adaptée, de suivi post prison, de réinsertion dans la Société… je suis persuadé que les millions investis de ce côté, ne seront pas perdus de l’autre.

Vous croyez vraiment que le coût sera à l’équilibre ?

À vous dire la vérité, peut-être pas ! Soit, je rêve les yeux ouverts, soit je les ferme pour mieux me concentrer sur le positif. Ne pensez-vous pas que cette part de la jeunesse, actuellement sans repères, ne sera pas, à terme, satisfaite de découvrir la réalité de l’envie ? Envie de réfléchir dans le bon sens, penser avec un maximum de justesse, envie de faire au mieux, envie de donner autant que de recevoir ? Redonner un goût d’implication à sa propre évolution dans la Société, apprendre à prendre la mesure de ce qu’est la Nation, savoir reconnaître ce qu’est la notion de l’effort, pour soi, envers les autres, être reconnu comme un type bien, connaître enfin, ce que c’est d’être fier, parce que les mots progrès, volonté, réussite, ne sont plus des inconnus pour soi !

Je crains que vous ne soyez dans le monde de l’illusion…

Gipeurien, à vous écouter, rien n’est possible, rien n’est faisable. Je n’ai pas de certitude, j’ai des convictions et je crois en l’Humain.

Oui, de beaux mots qui ne vont pas forcément être lus pour ce qu’ils sont, à savoir des exemples de courage !

Le courage, bien sûr ! L’un des mots les plus forts de la langue française. Mais, pour en revenir à nos jeunes, ne les avons-nous pas abandonnés ?

Attendez, Hon’Sépa… la Société – c’est mon point de vue – n’a pas vocation à faire de l’assistanat, du berceau au cercueil. Qu’elle accompagne dans des phases de vie, oui. Qu’elle pense et fasse à la place de… certainement pas. C’est sans doute ce que, dans notre Pays, nous avons trop fait et faisons toujours trop. Résultat, certains attendent tout des autres. Dans les autres, il y a des gens bien, très bien, même. Et il y a les moins bien. Les pas bien du tout, aussi.

Alors ?

Alors, à chacun d’entre nous de se prendre en charge et, non pas de se laisser prendre en charge par l’autre. 

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