La violence, finalement, de quoi a-t-elle l’air ?

De rien ou de tout. Elle a deux visages : elle est soit, vicieuse, sournoise, soit, subite, radicale. Elle couvre tout le spectre de l’horreur, partant de l’innocence pour aller à la furie et la haine, en passant par l’instabilité, l’inconscience, l’incontrôle, l’impuissance, l’implacabilité, l’imbécilité et tant d’autres attitudes possibles…

Comme l’irréalisme ?

Oui. Et là, on peut dénoncer le manque de discernement. Mais, quelle que soit la raison profonde de l’acte, ce qu’il faut voir et prendre en compte en amont, c’est le parcours suivi par la pensée de l’individu concerné. C’est ce parcours qui, partant d’un détonateur, aboutira à l’éclat. Le problème, c’est que le détonateur peut être un rien, aussi bien qu’un tout. Un échange de regards, ce qui est banal en soi, donc rien, va pouvoir déclencher quelque chose. Suivant la situation, et la plupart du temps, l’acte restera anodin ou alors, ira provoquer deux réactions extrêmes et opposées chez l’individu : un coup de foudre d’un côté…

Ah, ça, c’est plutôt sympa !

Je vous l’accorde volontiers, une montée rapide d’adrénaline de l’autre…

Ce qui le sera clairement moins !

À l’évidence. Si vous avez une situation globale qui évolue petit à petit et devient à un temps donné, un tout, elle crée, à un moment un éclat. C’est le signe que le trop plein de l’impossibilité à encaisser plus, est atteint.

Un exemple ?

Vous participez à une manifestation. Elle vire à l’émeute. L’ensemble des manifestants est pris dans la nacelle de la violence. Parce que, nous avons là le schéma du groupe dans lequel, certains veulent la bagarre, d’autres absolument pas, les troisièmes restant  en mode hésitation. Donc, à un instant T, chacun est pris, qu’il le veuille ou non, par ce phénomène violence. 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, la position intermédiaire entre le détonateur et l’éclat, est annihilée. L’échange de regards s’il est positif, parfait, s’il est négatif, il passe directement à l’option drame, dans toute l’acception du terme…

Dites-moi : ce n’est pas rassurant du tout, ce que vous nous exposez, là !

Certains vous répondront : « c’est écrit, c’est la vie », les autres vous conseilleront de faire attention, de rester sur vos gardes et les derniers vous expliqueront que c’est la raison pour laquelle, ils restent cloîtrés chez eux…

Et comment on retourne la situation ? Je veux dire, pensez-vous que l’on puisse éradiquer cette violence ?

Il va falloir bosser et être patients. D’abord, on a vu que les détonateurs sont divers et variés. Le temps de répertorier les principaux, de les analyser…

On touche à la nature humaine…

Et à l’évolution de son environnement en premier lieu, à la vitesse faramineuse avec laquelle les technologies évoluent, en second lieu. Ce qui signifie, qu’une prise en compte de l’ensemble est nécessaire. Ensuite, comme il y a actuellement un constat commun Gouvernement/population sur ce phénomène d’expansion de la violence, il va falloir un combat commun et là, ça va être sportif. C’est la responsabilité de chacun, de réfléchir à son comportement, en propre, devant de telles questions.

Vous ne serez pas restés sans remarquer, mes amis, que la démarche est identique à celle tenue face au Risque Majeur, traitée sur ce site !!!

Bravo pour ce petit coup de Pub…

Je dirais plutôt, information. Vous savez que ce thème de la violence, peu importe sa forme, c’est aussi un aspect du Risque Majeur ?

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