12 décembre, lendemain d’attentat. Le tueur présumé de Strasbourg court toujours. C’est une journée avec gilet pare-balles…

Et une, sans gilet jaune ! Les politiques, les médias, tout le monde… vous avez remarqué, le temps d’une journée, les jaunes sont passés à la trappe. Plus rien sur eux. Dans l’hémicycle, rien. Sur les antennes télé, radio, rien… Dans les conversations, rien. Il aura fallu un nouveau drame…

Oui, une journée noire…

Encore une ! Quelle tristesse : vous vous rendez compte ce que l’on doit vivre…

Vous pouvez dire « subir ». Finalement, quand on y pense, il n’y a pas un jour qui soit tranquille. Quand ce ne sont pas les gilets jaunes qui, maintenant, commencent sérieusement à vous taper sur le système…

Houlà, doucement, vous allez sortir du politiquement correct, même si, effectivement, nous sentons que nous approchons, non pas de leur acte 5, mais de l’étape première du réel ras le bol… Si samedi est violent, cette fois, ils vont droit dans le mur !

Il faut tout de même comprendre leurs actions… C’est du désarroi… 

Non, plus maintenant. Écoutez, quand vous n’avez pas assez à faire avec vos petits ou gros emmerdes au quotidien, que vous en avez qui vous en rajoutent dans vos déplacements de tous les jours, qu’en plus, vous avez un salaud, une nouvelle fois embusqué, qui vient tuer des gens ou en blesser gravement. Mais c’est quoi, ce monde ?

C’est celui de l’humain, empêtré dans sa palette de couleurs sombres ou joyeuses ! Le jaune, on ne voit que lui en ce moment… Sauf quand le rouge et le noir débarquent, sans prévenir… Là, il disparaît… On respire… En fait, pas du tout : les couleurs qui le supplantent sont celles du sang et de la mort. D’instinct, on regarde vers le ciel… or, le bleu n’y est pas. Même lui, se repose. Ce n’est pas sa saison.

Heureusement, on peut se tourner vers le vert… pas celui du gazon, bien sûr, en ce moment, il est jaune ! Celui de l’espérance. Ah, si on ne l’avait pas celui-là !

Toutes ces différences, ces oppositions, la difficulté des uns qui engendre le ras le bol rampant des autres, le malheur des uns qui, trop c’est trop, finit par déranger le bien vivre des autres. Où sont le liant, le lien, la soudure, le ne faire qu’un, quand tant d’individualités se heurtent…

Pourquoi les uns voient rouge, quand d’autres broient du noir ? Pourquoi le bleu ne se reflète pas systématiquement dans le regard de l’autre ? Pourquoi le vert n’est pas la couleur préférée des uns comme des autres ?

Et pourquoi les gilets pare-balles, ne sont-ils pas de couleur jaune ?

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