J’ai mis du temps, mais j’ai découvert que l’écologie avait deux facettes…

Très bien observé, mon cher Gipeurien !

Ben, vous êtes drôle, vous : il est vrai que ce serait difficile de passer à côté de la politique, par contre, la scientifique est tellement discrète et humble, que l’on a tendance à l’oublier !

Sachant que « discrète et humble », ne veulent pas dire inexistante et inefficace…

Mais c’est justement ce qui me frappe : cette écologie, utile, nécessaire, progressiste est la plus méconnue du grand public…

Et pour cause : la seconde mêle tellement l’utile au démagogique, que par ce mélange savant…

Ou pas…

elle réussit à occuper le terrain et, ce, au détriment de la première !   

Il faut lui reconnaître une chose, qui est d’avoir su imposer sa cause, après quelques quarante ou cinquante années d’un patient combat. Et, encore, nous n’en sommes qu’au début…

Cela étant dit, qu’est-ce que l’écologie scientifique ?

Il faudrait déjà définir ce qu’est l’écologie qui, aujourd’hui, apparaît comme une éponge, absorbant un peu tout et n’importe quoi ! Il faut bien voir que, si on veut classifier les écologistes, on trouve globalement, comme ailleurs, les colombes et les faucons. Je positionnerais ces derniers, dans les « catégoristes », c’est à dire, ceux qui assènent des « ça, c’est bon, ça, c’est mauvais »* pour dame nature. Ce sont les mêmes qui estiment que la nature est unique et qu’elle peut parfaitement se passer de l’Homme. On a tout dit ! Mais, il y a ceux, nombreux, qui retiennent avant tout, la science comme actif en disant qu’elle est « la science des relations entre les hommes-sociétés et la nature-écosystèmes »*. Avec eux, on peut parler…

Il est vrai, qu’à notre époque, promouvoir un « équilibre stationnaire de la nature »*, semble être une ineptie de première grandeur. 

L’ennui principal, dans cette affaire, réside dans le fait que le citoyen lambda, pense en toute bonne foi, que les « scientifiques écologistes » cautionnent les discours par leurs travaux. Sans compter que, maintenant, vient se greffer une tendance à rapprocher l’économie de l’écologie. Ce n’est pas foncièrement une contre-vérité, si ce n’est que l’écologie n’est pas encore suffisamment avancée et n’a pas encore assez prouvé, pour pouvoir entraîner toute l’économie dans son sillage. D’ailleurs, seul un pan de l’économie, important certes, mais, un pan s’avérera dans l’avenir, écologique.

Je ne veux pas avoir l’air de systématiquement tomber sur le politique – façon commode et démagogique, d’exprimer un sentiment – mais, force est de reconnaître qu’en la matière, moins de discours, de plus, généralement fermés, seraient un bien pour la démarche écologique, dans son expression, la plus noble qui soit.   

Je ne demande qu’à voir !

 

* Christian Lévêque, écologue (l’écologue analyse, mesure et prévoit l’impact des activités humaines sur l’environnement et la biodiversité). 

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