Deux Forces Spéciales : on apprend leur mort. On s’émeut de ce qu’ils ont réalisé, des circonstances de leur décès. On leur rend un hommage national. On les enterre… Ces actes accomplis, on entend le silence. Que le silence : silence médiatique, silence politique, silence des français.

C’est le cycle de l’humain… Silence ne veut pas dire oubli. Chaque événement, grand ou petit, est marqué par le même tempo. Ils sont, dés à présent, dans l’esprit, le coeur de nombre d’entre nous et vont intégrer le disque dur de notre mémoire. Dorénavant, ils appartiennent à tout le monde, donc à chacun.

Je comprends bien. Simplement, il y a cinq jours, la France pleurait. Hier, circonspecte, elle reprenait son train-train, observant, par exemple, les gilets jaunes faire du bruit !

Le bruit de ceux qui en font pour espérer exister…

Et pendant ce temps, nos soldats parcourent les déserts africains, pourchassent d’autres hommes, afin de bloquer le bruit de leur folie et de leurs armes.

Pour nous éviter le pire ou tenter de le faire : ne pas laisser tout un continent se faire envahir par l’inconscience de certains, la haine et la mort. Et pour nous sauver aussi, des fausses paroles, d’un comportement barbare, du règne de l’absolutisme aveugle…

À commencer par les attentats… Nombre de nos concitoyens ne comprend pas la présence de notre Armée au Sahel. Et, pourtant elle est le seul rempart à une évolution massive de ces bandes fanatisées, venues de Syrie, d’Irak, de Libye, d’ailleurs, uniquement capables de corruption, de destruction, de perdition,  de viols, d’assassinats, et encore, les mots sont faibles. Quelque soit sa forme, le crime leur sert d’étendard. Nos soldats nous protègent de ce Risque Majeur, inconnu il y a peu, quoiqu’issu de la réaction des Croisades, des guerres de Religion, de l’émancipation du Nazisme, éléments constitutifs d’un fil rouge tracé dans le temps, mélange nauséabond de tentatives de conquêtes entamées au nom de Dieu ou plus simplement, nées dans le cerveau de l’homme. Nos soldats veillent, combattent, peuvent mourir « pour ça » ! Pour eux, ils le savent, la parole du Président, prononcée le mardi14 mai, lors de l’hommage national aux Maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, résonne dans notre esprit, comme une dédicace dédiée à leur ultime engagement : « Une vie donnée, n’est pas une vie perdue ».

Oui… pas besoin de parler.

 

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