Après la Californie, l’Amazonie, et quelques autres, l’Australie subit la loi du feu !

Les incendies les plus dévastateurs que la Terre ait certainement jamais connus…

Rendez-vous compte : aujourd’hui, plus de 3 millions d’hectares, faits de savanes, de forêts sèches ou humides, brûlés ou en passe de l’être. L’équivalence de la surface de la Belgique et de ses 30688 km2. Plus de quatre mois de feux permanents…

Sans discontinuer ?

Heu, oui ! Mais, le travail des pompiers commence, enfin, à payer. Une zone de montagnes de 800 000 hectares, qui était atteinte…

Était atteinte ? Ça veut dire qu’il est éteint, aujourd’hui ?

Heu, oui ! Ou sur le point de l’être. La zone montagneuse de Gospers, au Nord-Ouest de Sydney. Un feu incontrôlable pendant près de trois mois ! Ça y est, le soulagement !

En surface, une petite Autriche…

Malheureusement, la mort. La mort pour vingt-huit hommes ou femmes, pris au piège des flammes. Des disparus, certainement, des milliers de personnes évacuées, déplacées…

La mort, encore, pour – tenez- vous bien ! – un million de milliards d’animaux, dans ces feux gigantesques, depuis septembre dernier. Vous imaginez : un million de milliards !

Mais, comment a-t-on pu en arriver là ?

Vous me permettrez de ne pas juger des décisions ou indécisions politiques, ce n’est pas l’objet, ici. Ou, en tout cas, maintenant. Des feux se produisent régulièrement dans les écosystèmes australiens. Des écosystèmes, par exemple, de type forêt méditerranéenne, situés dans la zone Sud-Ouest de l’Australie, connaissent ces réalités. La faune, la flore et les écosystèmes de cette région, ont toujours été dépendants des feux et se sont adaptés à ce phénomène.

Vous voulez dire que, en quelque sorte, ils ont su développer des moyens d’autodéfense, contre le feu ?

Mieux : ils ont développé des comportements et des transformations physiques, qui les aident – en temps normal, si j’ose dire – à se maintenir devant le feu, voire, à épouser un système d’adaptation au feu, selon la forme qu’il présente. Des études montrent que certaines espèces appartenant à la faune, comme à la flore ont créé des modalités de réponse au feu. Et on sait que certains écosystèmes du Sud-Ouest de l’Australie, sont à considérer comme étant conservés, voire sauvegardés, par le feu…

Sauf que là, on assiste à un événement sans commune mesure avec les périodes dîtes « normales » d’incendies, depuis la nuit des temps !

En tout cas, depuis de nombreuses, très nombreuses décennies. Des mois et des mois de sécheresse, des niveaux de températures rarement ou jamais atteints, témoins du changement climatique…

Un de plus…

Oui, mais vous savez, on ne peut plus être surpris : les gens du GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, je le rappelle, pris trop souvent pour des Cassandre, le disent depuis longtemps. Et leurs collègues du CSIRO, Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle, en quelque sorte un équivalent australien du GIEC, avaient clairement annoncé que, d’ici 2020, de 4 à 25 % – jusqu’à 70 % d’ici 2050 – l’amplification du nombre de jours de feu, pour le Sud-Est du Continent, serait la réalité des faits. On a le résultat, aujourd’hui !  

Sale temps, pour les années à venir !

Si vous voulez le dire comme ça…

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