Je suis vraiment marqué par ce qui est arrivé dans les îles de Saint Martin et Saint Barthélémy…

Il y a de quoi…

En pareil cas, on se demande toujours qui et comment sont les gens qui traversent ce type d’événement ? 

Vous savez, si vous observez bien ce qu’il se passe avant pendant, après, vous allez avoir le fameux triptyque qui compose tout groupe…

C’est à dire ?

Vous avez celui qui sonne la charge ou si vous préférez qui donne l’élan, celui qui traîne des pieds et celui qui hésite. Plus simplement, je fais/je ne fais pas/je fais ou je ne fais pas (?). Vous remarquerez que, sitôt l’événement annoncé certains vont immédiatement prendre des dispositions pour eux comme pour les autres qui, parfois ne leur demandent rien. D’autres vont prendre le pied contraire, donc ils vont estimer que rien ne sert de bouger et, les derniers vont longtemps hésiter, questionner, consulter avant de décider de rejoindre un côté ou l’autre. On a très bien vu ce mouvement, au moment où les autorités américaines ont émis un avis, par rapport à la Floride. Je prends cet exemple, parce qu’il parle de lui-même et a beaucoup été commenté par la Presse internationale. Les plus nombreux se sont éloignés de la zone concernée par l’ouragan, sans discuter. Certains sont restés, arc-boutés sur leurs convictions. Les autres ont été coincés entre certitude et doute et ont fini par prendre position. Parfois, bien tard ! Et c’est le schéma type de tout mouvement humain, lorsqu’un événement marquant se produit. D’ailleurs, si vous écoutez attentivement certaines personnes interrogées par les journalistes, vous repérerez parfaitement à quel groupe elles appartiennent.

Oui, m’enfin, les gens sont choqués, parfois broyés, pour ne pas dire détruits…

Evidemment, mais laissez passer un laps de temps suffisant et vous verrez. Posez-leur la question de savoir ce qu’il va advenir d’eux, de leur lieu de vie, de leur environnement etc. En guise de réponse ce sera oui (sous entendu, bien sûr que l’on va s’en sortir), non (sous entendu, il n’y a rien à faire) et, oui ou non mais (sous entendu, au fond, je n’en sais rien). Et ceci, quelque soit le niveau de gravité de ce qu’ils ont subi.

Mais, c’est la base même de la nature humaine ?

Excusez-moi d’intervenir dans votre conversation…

Qui êtes-vous ?

Ne serait-ce pas Jefékoa, Gipeurien et Hon’Sépa ?

Encore une fois : qui êtes-vous ?

Une voix… J’ai vécu au IVè siècle. Je mendiais. J’avais froid. Un jour, un homme a coupé son manteau pour m’en donner la moitié. Depuis, vous le connaissez sous le nom de Saint Martin…

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