Les trois mousquetaires ?

Non, les deux tempêtes…

Souvenez-vous de ces journées, des 26 et 27 décembre 1999. Lothar, il s’appelait. À l’époque, on a parlé d’un ouragan, avec ses vents plus que violents, des pointes à plus de 200 km/h, la pluie tombant en lignes, parallèles au sol. Ou presque. En voiture, je me souviens, ça tanguait. Sur l’autoroute, au fur et à mesure de notre avancée, lente, délicate, entre les coups portés par les bourrasques, les alertes de l’aquaplaning, des branches se cassaient, certaines traversaient la chaussée, des arbres pliaient, tandis que d’autres brisés, ou arrachés, tombaient…

En ville, personne dans les rues, des tôles, des panneaux, de tout, volaient, des échafaudages dansaient d’un pied sur l’autre. Il y en a qui se sont écroulés !

Et ces gens, en bord de mer, qui assistaient au spectacle des vagues plus ou moins hautes, plus ou moins consistantes, généreuses…

Totalement inconscients, parfois ils avançaient au plus près. À jouer au plus malin ou à se faire peur, certains entraînant les enfants dans leur délire…

92 morts. Bien sûr, pas tous face à l’océan, loin de là… Dantesque

Des dizaines de milliards de dégâts et un symbole : Versailles. Deux heures de souffle et d’eau, avec, pour résultat, 18 500 arbres sur 350 000, de peu à très, touchés. Au final, abattus. Les jardins, désorganisés, labourés, devenus champs de bataille, sont aujourd’hui redevenus ce qu’ils étaient aux XVII et XVIII èmes siècles.

Merci, Lothar !

N’exagérons rien, mais d’une certaine façon, il a accéléré le processus de régénération des terres versaillaises.

Et, cette année, Fabien. Pas aux mêmes endroits. L’un était surtout Ouest/Nord/Est, celui-ci est principalement Sud-Ouest/Sud-Est. Pas comparable en terme d’intensité destructive. Et pourtant, des pointes de vents identiques, des dégâts moindres, mais sévères tout de même et, une tornade en Béarn. Les tornades qui, maintenant, s’invitent dans le concert des bouleversements climatiques…

Sans compter le cortège d’inondations qui n’en finit pas de défiler ces derniers jours…

Je crains malheureusement, qu’il ne faille pas attendre vingt années, pour assister à une autre grosse tempête…

Vous pouvez appeler un chat, un ouragan !

Oui, je le crains. Cela étant, je n’en suis pas certain, et tant mieux… 

Passez une Belle soirée de Noël ! Et une pensée vers ceux qui nous suivent, ceux qui ne le font pas, ceux qui…

Surtout, eux. Pensons très fort à eux. Qu’ils se sentent moins seuls…

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Publier des commentaires